Le jour où Netflix a décidé qu’après Dark, Stranger Things et Altered Carbon il était temps de se tourner vers l’espace en 2018.

Attention à vous, il est possible que cet article contienne des éléments de “spoils”. Je ne dévoilerai aucun élément que je considère crucial mais la notion de spoil peut varier en fonction de la sensibilité de chacun. Vous voila donc prévenu.

Des bases solides :

Lost in Space, ou Perdu dans l’espace de son petit nom français, est donc une série netflix de 10 épisodes de 60 minutes basée sur la série du même titre des années 1960, et qui est disponible depuis le 13 avril.

Pour lancer leur première série SF sur le thème spatial de cette année, Netflix a sorti le grand jeu, déjà et surtout par son casting mêlant des grands tel que Parker Posey qui a entre autre joué dans Café Society ou Superman Returns et avec des acteurs relativement moins connus – Molly Parker (House of Cards et Deadwood) et Toby Stephens (Black Seals) – mais aussi par la présence de Zack Estrin en tant que showrunner.

Un Spitch Kitch ? :

Oui ! La version de netflix est fortement inspiré du scénario de la version de 1960 et ça se sent. Vous apprendrez à connaître lors du première épisode la famille Robinson (un jeu de mot bien sur un peu facile de nos jours) qui a la chance de faire partie des colons en route vers une nouvelle planète.

Ne vous attendez pas dans cette série à retrouver des exactitudes scientifiques ici, cette série se veut familiale avant tout et même si beaucoup d’efforts ont été faits pour cacher les incohérences scénaristiques ou tout simplement scientifiques (certaines me restent encore en travers de la gorge…)

Un visuel magnifique :

Bien que Netflix nous habitue à pas profiter de la 4k, cette série est à mes yeux incroyablement magnifique, que ce soit dans les effets spéciaux ou dans tout ce qui touche à la post production. Tout semblait vraisemblable et palpable, des explosions aux différentes espèces végétales présentes : tout a été minutieusement pensé.

Il y a un petit point noir quand même, car il faut avouer que par moment il est plus que visible qu’il y a un acteur dans le robot et on remarque facilement donc son “déguisement”.

Un Robot Iconique :

Ce robot, parlons en… Pièce centrale de cette série, il en est l’icône mais aussi le principal problème d’après moi. La première fois que j’ai vue le robot j’ai aimé, il est bien construit, sort de l’ordinaire et le personnage qu’il incarnera tout au long des épisodes est surement le plus mûri par les scénaristes.

Mais, car il y a un mais, pour moi deux problèmes m’ont empêché de l’apprécier : en premier, sa forme humaine (car comme dit plus haut nous ne découvrons pas le robot dans la forme qu’il aura dans la suite des épisodes). Très vite une transformation s’opère et je trouve qu’il n’y a pas grand intérêt à ce que le robot ressemble à un humanoide, surtout que dans la version de 1960 il ressemblait plus à un aspirateur. Ensuite sa capacité à comprendre notre langue très rapidement, et je ne parle pas là juste de comprendre le sens d’une phrase rapidement : il comprendra chacun de vos mots comme si depuis toujours il savait parler votre langue et encore une fois face à ce genre de robot je me sens moins “perdu dans l’espace”.

Pour conclure :

Je vous recommande Lost in space. Simple et élégante, ses défauts ne vous empêcheront pas de vous prendre aux jeux des intrigues (jouées d’avance ?) de cette série qui pour plaire à toute la famille essaye de vous transmettre une morale très “hollywood” : Les gentils gagnent.